A travers ce communiqué du 1er mai, les pharmacies de France nous demande Pardon, pardon d’avoir été dupées !

Communiqué :

Depuis des semaines nous avons refusé de vous délivrer les masques, respectant ainsi les consignes de préserver ce qui était une denrée rare pour les soignants.

Un décret autorise la vente des masques chirurgicaux et comme par magie, toutes les enseignes de la grande distribution nous annoncent avoir des centaines de millions de masques à vendre !
Ou étaient ces stocks ces dernières semaines ?
On ne fait pas venir 500 millions de masques en 3 jours.
Ces masques étaient bien cachés, ils attendaient sagement…

Et pendant ce temps : Nous, dans les pharmacies, nous ne pouvions pas en donner aux personnes fragiles. Nos préparateurs ne pouvaient théoriquement pas en porter. Certaines professions médicales n’y avaient pas droit ou seulement 6 masques par semaine (masque qu’il faut changer toutes les 4 heures). Pis encore, certains Ehpad n’en avaient pas … il y a aujourd’hui presque 20 000 morts dans ces mêmes Ehpad.

Combien de vies auraient pu être épargnées si ces stocks avaient été distribués plutôt que d’être cachés en attendant d’être vendus.

Un pharmacien témoigne (avec la nausée)

Aujourd’hui le voile se lève sur une honte, sur une attitude lamentable.

Bien évidemment au regard de cette épidémie tous les réseaux de distribution en France doivent participer à la reprise en pouvant fournir des moyens de protection aux français.

MAIS QUI PARLERA DU SCANDALE DES MASQUES CHIRURGICAUX

La grande distribution se pavane sur les chaînes de télévision en annonçant des CENTAINES de millions de masques disponibles dès le 4 mai. D’où viennent t’ils ? De France semble t’il !

NOUS SOIGNANTS étions obligés de compter à l’unité près les masques chirurgicaux pour les pharmaciens au contact quotidien avec les patients potentiellement atteints, 12 chirurgicaux, 6 FFP2 par semaine pour les médecins infirmières, 2 pour les kinés.
Toutes les pharmacies de France étaient obligés de rendre compte a l’ARS au masque près.
Combien d’entre nous ont été contaminés, fatigués ou empêchés de travailler par manque de masques. Combien de fois avons nous été contraints de refuser des masques aux patients en chimio, aux malades chroniques, alors que le stock était là en France, des centaines de millions pillés au détriment de la santé publique.
Dans les starting-blocks les Carrefour, Intermarché, etc.. tous avaient fait leur marché entraînant une pénurie, car nous, professionnels de santé, n’arrivions pas à obtenir ces sésames pour travailler en toute sécurité et fournir les patients dans le besoin.
Combien de médecins tombés malades, d’infirmières, de pharmaciens, de préparateurs en pharmacie, que l’État avait oublié, de kinésithérapeutes obligés de fermer, de chirurgiens-dentistes sans équipement, nos masques étaient contingentés, réutilisés, nos patients en étaient privés et pendant ce temps et avec quel concours ces vendeurs pouvaient stocker, se procurer ce dont nous rêvions tous, des centaines de millions de masques.

C’est hallucinant !

Quand les ont ils achetés ? Pendant les réquisition d’état où les ont ils achetés ? En France semble t-il ? Mais nos usines étaient réquisitionnées par l’état pour les HÔPITAUX qui n’en avaient pas et que nous pharmaciens étions obligés de refuser à nos patients, ceux que nous côtoyons chaque jours, que nous aimons, que nous voyons souffrir, étions obligés de leur refuser des masques.

La nausée pour les soignants qui se mettaient des blouses en sac poubelle.

Il y a un énorme problème éthique sur ce dossier j’espère que les journalistes vont s’en saisir car des millions de masques bloqués alors que la santé en avait besoin cela doit interpeller.
Maintenant au lieu de se pavaner sur les chaînes de télé, qu’ils justifient d’où vient leur stock. Ils auraient du le céder au ministère de la santé.

La DGCCRF a harcelé tous les jours les pharmacies pour scruter le prix des gels hydroalcooliques pour savoir au centime près leur prix.
Aura-t-elle autant d’énergie et de détermination pour savoir d’où proviennent ces stocks qui nous manquent tant dans les hôpitaux.

HONTE

Coronavirus : des masques à 2 ou 3 euros dans les grandes surfaces dès le 4 mai

Coronavirus : des masques à 2 ou 3 euros dans les grandes surfaces dès le 4 mai

Les approvisionnements monteront en puissance jusqu’au 11 mai, date du début du déconfinement.

Certaines grandes enseignes commenceront à vendre des masques le 4 mai pour lutter contre la propagation du coronavirus et toutes les grandes enseignes le feront le 11 mai, a annoncé mercredi la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, sur BFM Business.

Ils coûteront “entre 2 et 3 euros pour les masques lavables réutilisables, soit entre 10 et 30 centimes l’usage”, a-t-elle précisé, en ajoutant que les masques papiers à usage unique seront vendus par les grandes enseignes à prix coûtant. 

Dans les magasins et les drive

Dans un communiqué diffusé aussitôt après cette annonce, le ministère de l’Économie et des Finances et la Fédération du commerce et de la distribution ont précisé que Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match, Système U “confirment que des masques grand public (en tissu et réutilisables) et des masques à usage unique seront progressivement mis en vente, dans des magasins et drive, à partir du lundi 4 mai, avec des approvisionnements qui monteront en puissance après le 11 mai”. 

“Les enseignes de la grande distribution s’engagent à ce que le prix des masques soit limité afin de permettre leur acquisition par tous les Français” et les masques seront vendus “avec une marge minimale”, ajoute le communiqué. “Le prix d’un masque à usage unique sera inférieur à 1 euro, en cohérence avec leurs prix d’achat à l’étranger”, souligne-t-on de même source. 

“Le ministère de l’Économie a demandé aux enseignes de la grande distribution alimentaire à ce que soit élaboré un guide des bonnes pratiques pour la mise en vente des masques en magasins, de manière à garantir une diffusion équitable et sereine de ces équipements de protection (notamment le nombre de masques possible par achat). Chaque enseigne précisera les modalités d’achat des masques dans ses magasins”, ajoutent le ministère et la Fédération. 

Les clients avec la carte de fidélité prioritaires

Dans un communiqué séparé, Intermarché a toutefois précisé qu’afin d’organiser une distribution responsable, les 90 millions de masques destinés aux clients ne seront pas, dans un premier temps, disponibles en rayon”. L’enseigne contactera les clients porteurs de carte de fidélité et qui autorisent l’enseigne à les contacter par e-mail pour leur demander s’ils souhaitent “bénéficier de cette offre à prix coûtant”. S’ils sont intéressés, ils recevront un bon de réservation à usage unique, leur permettant de venir retirer à l’accueil de leur point de vente une boîte de 50 masques chirurgicaux. 

“À Intermarché, pour faciliter la mise à disposition, le retrait se fera sur inscription à un créneau horaire défini”

“Pour faciliter la mise à disposition, le retrait se fera sur inscription à un créneau horaire défini”, précise l’enseigne. Les autres clients Intermarché et Netto pourront réserver ces boîtes de masques à partir du lundi 4 mai sur les sites internet de ces deux enseignes, ajoute-t-on de même source. 

5 millions de masques par semaine pour les plus vulnérables

“Nous mettrons à disposition 5 millions de masques par semaine réutilisables 20 fois à la disposition des plus vulnérables, soit l’équivalent de 100 millions de masques à usage unique”, a indiqué Agnès Pannier-Runacher. Elle a rappelé que lorsque l’entreprise ne peut pas respecter la distanciation, “c’est à l’employeur de fournir les masques”

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