Journal du PCF du Canton de GOURDON de Février 2021

Notre pays connaît une augmentation phénoménale des injustices sociales, aggravée par cette crise sanitaire, avec notamment 7 millions de chômeurs en prenant compte des cinq catégories de l’INSEE, et plus de 10 millions de pauvres. Au début de son mandat, Emmanuel Macron supprimait l’ISF et réduisait de 5 euros les aides personnalisées au logement. Depuis janvier, un nouveau calcul de cette allocation frappe les jeunes travailleurs au porte-monnaie du jour au lendemain, des pertes de plusieurs centaines d’euros par mois. C’est ce qu’ont pu constater, aux alentours du 5 février, une large part des allocataires, habitués à percevoir leur aide personnalisée au logement (APL). Les jeunes travailleurs sont les premiers à souffrir de cette réforme, quand ils comptent aussi parmi les plus touchés par la crise économique. Jusqu’ici, le montant de l’allocation la plus répandue de France était calculé à partir des revenus du ménage. Depuis le début de l’année 2021, elle est « contemporanéisée » : les revenus des douze derniers mois sont pris en compte et actualisés tous les trimestres. Derrière cette« aide ajustée en temps réel »,qui a pu augmenter le montant de l’allocation auprès de certains, se cache un nouveau coup porté au budget de nombreux jeunes allocataires.

Pour exemple, Cloé a 20 ans. En janvier, cette étudiante en contrat d’alternance touchait 220 euros d’APL. Un mois plus tard, le nouveau calcul lui a fait perdre 200 euros par mois. Brutalement, elle a dû continuer de s’affranchir de frais de logement de 500 euros toutes charges comprises, avec 29 euros pour seule aide au logement. En ajoutant au loyer le remboursement de la voiture, qui lui sert à travailler, et le coût de la vie quotidienne, les dépenses de Cloé dépassent très vite le cadre de son budget.

Ensuite, après le scandale des masques et des tests avant le premier confinement, on a vu le retard incroyable de la France sur le séquençage du virus et de ses mutations et du premier déconfinement mal planifié. Nous avons vu la France, seul pays membre permanent du Conseil de sécurité à ne pas être capable de produire un vaccin malgré nos « fleurons » scientifiques et industriels… tout en augmentant considérablement le montant de ses dividendes. On a vu également l’incapacité de la France d’acheter efficacement les vaccins existants, puis la distribution erratique de ces vaccins. Et rappelons que le confinement n’est utilisé que parce que les politiques d’austérité menées dans les hôpitaux publics n’ont autorisé que 5000 lits de réanimation pour 68 millions d’habitants. 

 « Projet HERCULE »

voici une expérience qui mérite d’être rappelée. En 2014, le pouvoir d’alors promettait sur tous les tons une baisse des tarifs de l’énergie avec le changement de statut d’EDF, l’ouverture de son capital et le passage du seuil de la capitalisation boursière. La hausse des prix de l’électricité et du gaz depuis cette date est de l’ordre de 50 %. Pas une année ne passe sans une nouvelle augmentation : sur les deux dernières années, elle fut de %, en 2019, et 4 % en 2020. Et en ce mois de février, c’est une hausse de 1,7 %, alors que plus de 13 millions de Français sont reconnus en précarité énergétique, définie comme le fait « d’éprouver dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires. Voici la triste logique de la concurrence « libre et non faussée ».

Cette même logique que les « sbires » de la Commission européenne alliés aux valets nationaux du capital cherchent à perpétuer en finissant d’ouvrir l’ensemble de l’activité d’EDF à la concurrence par un projet de démantèlement baptisé « HERCULE ». Ce projet prévoit de scinder ce fleuron en trois entités concurrentes : une branche consacrée au nucléaire, une autre essentiellement consacrée à la distribution, aux commerces et aux services, et une dernière à la production hydraulique. Seule la deuxième branche, la plus rentable, est appelée pour l’heure à ouvrir son capital pour attirer quelques actionnaires en manque d’investissements juteux, avant, comme de coutume, que l’ensemble de ses activités ne fasse les choux gras du secteur privé et de l’actionnariat transnational. L’État supportera les investissements les plus coûteux, quand le privé se « goinfrera » des activités les plus lucratives. Une fois encore se vérifie l’adage selon lequel le capitalisme ne sait que socialiser les pertes et privatiser les profits.

Mobilisés, les salariés d’EDF sont soutenus par l’ensemble des syndicats, des parlementaires, notamment communistes, comme le député de Seine-Maritime ,  Sébastien Jumel, et le sénateur de Seine-Saint-Denis, Fabien Gay. Ensemble, élargissons le soutien autour d’eux devenant un devoir national, humain et environnemental de nature à faire reculer le gouvernement sur ce projet !

Site : http:// lot.pcf.fr

Cet article vous a-t-il été utile ?

Notez sa pertinence

Moyenne des notes 5 / 5. Vote compteur: 2

Soyez le premier à le noter

Cet article vous a été utile ...

Suivez nous sur les réseaux sociaux

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Retour haut de page