Et oui ! La guerre des étoiles on y est. Dark Vador a subjugué Macron. Encore un peu plus de satellites, 45 000 prévus pour la 5G fin 2022 et maintenant les satellites militaires surveillants de satellites et nommés les patrouilleurs (dotés de caméras et de lasers). Les forces du mal s’installent dans l’exosphère, et ça fait rêver nos soldats. Les oligarques ont pulvérisé la science fiction, nos romans de jeunesse sont dorénavant bien ringards, dépassés, au rencart.
L’irrespirable planète Mars que toutes les grandes puissances convoitent, les Chinois qui sont chez eux du coté ombragé de la Lune, SpaceX qui nous prépare un transport gros volume pour le tourisme spatial, et maintenant il faudra passer la barrière militaire entrée / sortie, tout ça géré par l’intelligence artificielle et les super calculateurs. Bonjour le nouveau monde qui nous promet prochainement un bon Terminator.
Depuis le 8 mars, la France a initié une simulation qui vise à entraîner les forces spatiales militaires contre d’éventuels ennemis. En effet, cet exercice militaire spatial permet d’évaluer les capacités de protection des satellites et de surveillance dans un espace de plus en plus militarisé et devenu le théâtre de confrontations entre puissances.

Paru le 10 mars 2020 sur le site : lexpansion.lexpress.fr

Son nom est un “clin d’oeil au premier satellite français” Astérix lancé en 1965. L’exercice AsterX, organisé du 8 au 12 mars, est une “première pour les armées françaises et même le premier en Europe”, a confié le général Michel Friedling, patron du Commandement de l’Espace (CDE), lors d’une conférence téléphonique. Cet exercice militaire spatial permet d’évaluer les capacités de protection des satellites et de surveillance dans un espace de plus en plus militarisé, devenu le théâtre de confrontations entre puissances. 

Il constitue notamment un “stress test de nos systèmes” afin d’évaluer les besoins futurs et d’accompagner la montée en puissance de ce nouveau commandement installé à Toulouse et qui comprendra 500 personnels en 2025, a précisé le général Michel Friedling.  

Objet spatial, “approche sur un satellite stratégique”…

Le scénario de l’exercice – entièrement simulé – part d’une crise entre un Etat doté de capacités spatiales et un autre qui a un accord d’assistance militaire avec la France. “Une série d’événements vient créer des situations de crise ou de menaces contre nos moyens spatiaux, mais pas uniquement”, a expliqué le général, ajoutant que des “médias et réseaux sociaux fictifs” joueraient un rôle dans le scénario. 

La “Space Force” américaine et le centre de situation spatiale allemand participent également à cet exercice. Les “événements” sont par exemple la “rentrée à risque” dans l’atmosphère d’un objet spatial qu’il faudra suivre pour avertir les populations le cas échéant, ou “l’approche sur un de nos satellites stratégiques”. 

Des hypothèses loin d’être fictives : en 2017, le “satellite-espion” russe Louch-Olympe avait tenté de s’approcher du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus ; l’an dernier Washington a accusé la Russie d’avoir “conduit un test non-destructeur d’une arme antisatellite depuis l’espace”. 

“Vous êtes des combattants du spatial”

Le scénario spécialement imaginé pour AsterX “va s’intensifier” dans la semaine, explique le ministère des Armées sur son site. “En effet, au milieu de l’océan Atlantique sur un continent fictif, une crise géopolitique prend progressivement de l’ampleur entre deux régions. L’une d’elle est soutenue par la France et ses alliés. Les unités du Commandement de l’espace se mobilisent avec ses partenaires pour surveiller l’activité et répondre aux possibles attaques spatiales”, peut-on lire. 

“Cette crise entre deux régions va être alimentée au fil de la semaine, précise le colonel Christophe Michel, directeur de l’exercice. L’objectif est de balayer toutes les typologies d’événements spatiaux. Les opérateurs devront faire face – par exemple – à des tirs d’armes anti satellites, ou, encore, des rendez-vous dans l’espace ou même des phénomènes de météorologie solaire.” Même s’il s’agit d’une simulation, l’exercice vise donc à entraîner les forces spatiales militaires. “Vous êtes des combattants du spatial”, a d’ailleurs déclaré le colonel Christophe Michel à la fin de sa prise de parole.  

Renouvellement des capacités satellitaires

Pour “muscler” sa posture spatiale, Paris a établi en 2019 une stratégie spatiale de défense et prévu d’y consacrer près de 5 milliards d’euros sur la durée de la loi de programmation militaire (2019-2025), dont 3,6 milliards pour le renouvellement de ses capacités satellitaires – CSO de surveillance optique, Ceres de renseignement électromagnétique, Syracuse de communications militaires – et de surveillance de l’espace. 

Pour cela, la France dispose d’une base de données de plus de 10 000 objets spatiaux en orbite, qu’elle suit en permanence. Et elle compte d’ici la fin de la décennie se doter de satellites patrouilleurs dotés de caméras et de puissants lasers pour tenir à distance de ses satellites les engins spatiaux trop curieux.

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1 réflexion sur “La guerre des étoiles a commencée : Opération AsterX”

  1. Et si l’armée française prend cela très au sérieux, c’est probablement qu’un nouveau risque est en train d’apparaître.
    Le missile nucléaire ne sera plus la seule arme de dissuasion. Quand on sait que 1600 satellites seront déployés d’ici une année environ et bien plus encore dans les années à venir, la terre sera entourée de milliers de satellites dont l’implosion de quelques-uns pourraient anéantir l’ensemble des autres satellites par la projection de multiples petits débris.
    La nouvelle arme de dissuasion consisterait à menacer de balancer un missile balistique dans cette fourmilière pour espérer créer cette réaction en chaîne et menacer l’espèce humaine d’une privation de ses programmes “télé SAT” préférés, et l’armée de ses SAT espions et stratégiques pour faire la guerre.
    Un missile balistique, c’est tout de même plus facile à construire qu’une arme nucléaire pour un petit pays comme l’Iran ou la Corée du Nord !

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